Comme vous le savez, la population de l’Est de la RDC souffre depuis trois décennies une guerre menée par plus de 100 groupes armés présents dans les provinces de Sud-Kivu, Nord-Kivu et l’Ituri, qui constituent une région très riche en produits agricoles ainsi qu’en ressources minières. Les derniers rapports du groupe d’experts de l’ONU sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC ont prouvé à suffisance l’appui de l’armée rwandaise au M23, l’un de ces groupes rebelles qui, après avoir pris le contrôle sur une vaste zone rurale du Nord Kivu a avancé sur l’importante ville de Minova et le 29 janvier a siégé la ville de Goma, chef-lieu de la province. Lors de cette dernière avancée du M23 l’intensification de la violence et la détérioration de la situation humanitaire ont atteint une gravité sans précédents.
Au 7 millions de déplacées que la région comptait déjà ce sont ajoutés quelques 400 000 réfugiés supplémentaires qui pendant le mois de janvier ont fui les attaques à Minova et ont cherché l’asile dans des camps déjà surpeuplé de Goma. En arrivant à Goma, le M23 a pris ces mêmes camps de réfugiés comme cible des attaques, ce qui a provoqué de centaines de morts et de milliers de blaisés parmi les civils. Ceux-ci attendent par terre l’assistance médicale dans des hôpitaux dépassés. La population de Goma s’est vue privée d’eau, d’électricité et de moyens de subsistance pendant quatre jours. Par ailleurs, le M23 a attaqué les bases de la mission de Nations Unies pour le maintien de la paix, causant la mort de 14 casques bleus. Ces évènements constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.
Comme des différents acteurs de la population et le gouvernement de la RDC l’ont exprimé, la présence des troupes rwandaises sur le sol congolais en appui ouvert du M23 représente une violation flagrante de la souveraineté nationale et du droit international. C’est pourquoi, lors des réunions d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU le 26 et le 28 janvier la plupart des pays ont souligné le risque réel d’une nouvelle crise dans la région des Grands Lacs et ils ont appelé le Rwanda à retirer ses troupes de la RDC et à cesser d’appuyer le M23. De sa part, la Monusco demande la création des couloirs humanitaires pour le réapprovisionnement en équipement essentiel, le relais de personnel et le déplacement de civils en toute sécurité. Pour ce faire il est urgent de relancer le dialogue politique entre le Rwanda et la RDC (processus de Luanda) car la voie militaire s’avère incapable de résoudre le conflit.
Concernant les causes du conflit, bien que la coalition de l’armée rwandaise et le M23 prenne la défense de la communauté Tutsi comme justification de sa présence en RDC, ce qu’elle opère est une occupation territoriale ainsi qu’un contrôle sur les zones minières, par exemple à Rubaya dans le territoire de Masisi, où il y a des importantes réserves de coltan (présent de nos téléphones et nos ordinateurs). Comme il a été documenté, tous ces minerais partent au Rwanda. C’est pourquoi parmi les demandes urgentes de la RDC se trouve l’imposition d’un embargo sur les ressources naturelles déclarées comme rwandaises, en particulier, le coltan et l’or. En effet, la communauté internationale et notamment les pays membres de l’Union Européenne ont un rôle crucial à jouer dans les négociations car ils peuvent conditionner l’appui au développement et la coopération dans la chaîne de valeur des matières premières dont l’économie rwandaise dépend, comme l’a démontré la mesure exemplaire récemment prise par l’Allemagne.
Dans ce contexte, l’exigence exprimée par le Pape François « ôtez vos mains de la RDC », résonne aujourd’hui avec une force particulière : le Seigneur, présent au cœur de ce peuple et de son histoire, continue à nous convoquer pour rechercher la paix qui est le fruit de la justice, et pour crier encore une fois, de toutes nos forces : « jamais plus la guerre ! »
Nous remercions les Sœurs Missionnaires de l’Institution (MIC) pour avoir préparé cette prière à l’occasion de la Journée de Sainte Bakhita, dédiée à la sensibilisation contre trafic humain. De nombreuses personnes continuent de souffrir de cette violation de leur dignité humaine, avec un grand nombre de cas non signalés. Nous prions et cherchons à devenir plus conscients de cette réalité.
Comme toujours, nous exprimons notre gratitude à notre équipe de communication, dirigée par Vincent Ojwang, pour leurs sacrifices qui rendent cette publication possible.
Nous remercions les Sœurs Missionnaires de l’Institution (MIC) pour avoir préparé cette prière à l’occasion de la Journée de Sainte Bakhita, dédiée à la sensibilisation contre trafic humain. De nombreuses personnes continuent de souffrir de cette violation de leur dignité humaine, avec un grand nombre de cas non signalés. Nous prions et cherchons à devenir plus conscients de cette réalité.
Comme toujours, nous exprimons notre gratitude à notre équipe de communication, dirigée par Vincent Ojwang, pour leurs sacrifices qui rendent cette publication possible.
Rapporté par Mission Procure, Délégation indépendante St. Joseph Vaz, Sri Lanka
Une dépression profonde potentielle sur le sud-est et le sud-ouest du golfe du Bengale a provoqué des conditions météorologiques sévères sur une grande partie du Sri Lanka, en particulier, s'intensifiant davantage en une tempête cyclonique dans la province orientale, entraînant des vents violents et des précipitations sur le pays au cours des derniers jours (du 24 novembre 2024), entraînant des inondations généralisées, des orages, des éclairs et l'émission d'une alerte rouge sur l'ensemble du pays.
Les inondations ont touché des centaines de milliers de personnes dans tout le Sri Lanka. Les autorités ont confirmé six décès dus aux inondations, dix-sept autres blessés et six personnes portées disparues. La population a été touchée par des vents violents, des inondations, des chutes d'arbres et des glissements de terrain dans 267 divisions du secrétariat divisionnaire réparties dans 21 districts.
En outre, les inondations ont complètement détruit plus de 82 maisons et 1 465 maisons ont subi des dommages partiels. 330 894 personnes appartenant à 98 635 familles ont été touchées, tandis que 16 553 personnes appartenant à 5 305 familles ont été évacuées vers 183 lieux sûrs tels que des écoles, des églises et des secrétariats de division à travers le pays. Par ailleurs, 59 997 personnes appartenant à 17 635 familles se sont réfugiées chez des proches en raison des conditions météorologiques défavorables. Les services d'électricité et de télécommunications continuent d'être perturbés par des inondations importantes, des vents violents et des glissements de terrain qui pourraient avoir un impact sur les réseaux de services publics.
En outre, les fortes pluies soutenues déclenchent des inondations dans les communautés de basse altitude près des rivières, des ruisseaux et des criques. Les inondations urbaines dans les zones développées sont également dues à des systèmes d'évacuation des eaux pluviales facilement débordés. Les sites situés en aval des grands réservoirs et des rivières sont sujets à des crues soudaines, même après des périodes relativement courtes de précipitations intenses. Des pluies diluviennes ont également inondé des routes de faible altitude dans des zones mal drainées.
Les intempéries ne manquent pas de contribuer aux perturbations des transports dans l'ensemble du pays. Le trafic et les retards des camions commerciaux se produisent le long des autoroutes régionales. Les services ferroviaires sont suspendus dans certaines régions montagneuses et plusieurs routes principales, y compris certaines parties des autoroutes, ont été fermées temporairement. Les vents violents constituent également un danger pour les véhicules à profil élevé. Les conditions météorologiques dangereuses ont entraîné des retards et des annulations de vols dans les aéroports. Les personnes se déplaçant dans les environs pour diverses raisons sont également confrontées à des difficultés et utilisent des barils et des bateaux privés pour se déplacer.
Indirectement, les moyens de subsistance ainsi que les activités éducatives des enfants ont également été fortement affectés. Les pluies abondantes qui se sont abattues sur le Sri Lanka ont entraîné des inondations généralisées dans diverses régions de l'île, ce qui a eu un impact considérable sur les infrastructures et les moyens de subsistance, réduisant ainsi la sécurité alimentaire des communautés et des ménages touchés. Le département des examens a annoncé que l'examen G.C.E. 2024 Advanced Level Examination a été temporairement reporté au 3 décembre en raison des conditions météorologiques défavorables qui prévalent. D'autres activités éducatives ont également été interrompues et reportées.
Le Département de Météorologie du Sri Lanka continue d'avertir que de très fortes averses et de fortes rafales de vent sont probables, en particulier dans les provinces du Nord, de l'Est, du Centre-Nord et du Nord-Ouest, y compris les districts de Matale et de Kegalle. Des précipitations plus ou moins importantes sont également attendues sur le reste du Sri Lanka. Une mise en garde contre d'éventuels glissements de terrain dans les zones de collines ou de montagnes est également annoncée, en particulier là où les fortes précipitations ont saturé le sol. La dépression profonde sur le sud-ouest du golfe du Bengale s'est déplacée vers le nord-nord-ouest et s'est intensifiée en tempête cyclonique "FENGAL" [prononcé FEINJAL] et a été localisé à environ 280 km au nord-est de Kankasanthurai et 310 km au nord-nord-est de Trincomalee aujourd'hui, le 29 novembre 2024. Il est probable qu'il se déplace vers l'ouest-nord-ouest et traverse les côtes du Tamil Nadu-Puducherry sous la forme d'une tempête cyclonique vers midi le 30 novembre. On peut s'attendre à ce que l'influence de ce système sur le temps de l'île diminue progressivement après aujourd'hui (29). Néanmoins, des averses ou des orages se produiront par moments dans les provinces du Nord et du Centre-Nord et dans le district de Trincomalee. De fortes averses dépassant 100 mm sont probables par endroits dans la province du Nord. Des averses se produiront par moments dans les provinces de l'Ouest, de Sabaragamuwa et du Nord-Ouest ainsi que dans les districts de Galle, Matara, Matale et Kandy. Des averses ou des orages se produiront en plusieurs endroits ailleurs sur l'île dans la soirée ou la nuit. Des vents forts d'environ 60 km/h sont attendus par moments dans les provinces du nord, du centre-nord, du nord-ouest, de l'est, du centre et du sud.
Les Missionnaires Clarétains , présents dans plusieurs lieux sinistrés, font de leur mieux pour partager et montrer leur solidarité avec les personnes qui ont besoin de repas cuisinés, de rations sèches et d'autres produits de première nécessité. Le Révérend Père Vincent De Paul Croos, CMF, directeur de VAROD à Vavuniya et les Pères Devaseelan, CMF et Iresh Fernando, CMF à China bay, Trincomalee ont apporté de la nourriture aux personnes affectées avec le personnel. Le supérieur de la délégation indépendante de St Joseph Vaz a fait part de son inquiétude pour les personnes touchées et a transmis le message aux missionnaires par l'intermédiaire du responsable pour qu'ils aident le peuple de Dieu dans leurs paroisses et lieux de mission respectifs en cette période cruciale. Les missionnaires expriment leur solidarité dans la mesure du possible. Vos prières et votre soutien seront certainement un signe d'amour et de solidarité envers les victimes des inondations au Sri Lanka.
Les habitants de la mission de Zhomba, dans la région de Gokwe — couvrant les territoires de trois chefferies, Nenyunga, Simuchembo et Madzivazvido — font face à une crise de la faim aiguë. Déjà marginalisés sur les plans économique et social, les quelque 40 000 résidents, qui dépendent principalement de l’agriculture, ont été dévastés par une sécheresse prolongée, sans aucune aide alimentaire en perspective.
La saison agricole 2023 a été exceptionnellement difficile. Les précipitations ont été minimes et irrégulières, les pluies arrivant tardivement et cessant brusquement, privant les cultures du temps nécessaire pour mûrir. Cela a conduit à une perte totale des récoltes. Dès janvier 2024, les effets d’une sécheresse sévère étaient déjà évidents : les réservoirs d’eau s’asséchaient, et tant les habitants que le bétail peinaient à trouver de l’eau potable.
Dans cette situation désespérée, les résidents ont cherché secours auprès du gouvernement, des programmes de protection sociale et des organisations humanitaires. Malheureusement, aucune mesure adéquate n’a été mise en place pour répondre pleinement à la crise. Un retard majeur a été causé par la déclaration tardive de la crise de la faim comme catastrophe nationale, ce qui a retardé la réponse des organisations caritatives comme Caritas. Pour aggraver les choses, la réponse s’est retrouvée mêlée à des enjeux politiques partisans, avec des annonces de plans de distribution d’aide alimentaire qui ne se sont jamais concrétisés.
Des programmes tels que le travail contre nourriture avaient initialement suscité des espoirs, mais ils n’ont pas encore été mis en œuvre, laissant les communautés désabusées. L’aide limitée de la protection sociale aurait été minée par la corruption, les avantages étant réservés à quelques personnes proches des dirigeants locaux, tandis que la majorité reste sans assistance.
Un coup supplémentaire a été porté lorsque les gens ont été contraints de travailler sur des projets routiers et des barrages sans nourriture adéquate ni compensation. De nombreux résidents âgés, bien au-delà de l’âge de la retraite, font partie de ceux qui travaillent avec la promesse d’une rémunération minimale, souvent réduite à un petit sac de farine de maïs. Cette situation a mis à rude épreuve les valeurs sociales, en particulier le respect et le soin des personnes âgées.
La lutte pour survivre a également conduit à une grave dégradation de l’environnement, de nombreux habitants ayant recours à l’abattage des arbres pour produire du charbon de bois à vendre pour acheter de la nourriture. Cette déforestation a rendu la région plus vulnérable aux vents violents, qui ont détruit de nombreuses maisons. En l’absence de nourriture pour le bétail, certains résidents risquent leur vie en emmenant leurs animaux paître dans des parcs naturels, où ils font face à des dangers provenant à la fois des gardes forestiers et des animaux sauvages. Tragiquement, certains ont perdu la vie dans ces tentatives désespérées, et de nombreux animaux sont morts d’épuisement et de manque d’eau.
La crise s’est transformée en un problème social complexe, avec une augmentation de la criminalité et des comportements violents dans la région. De nombreux jeunes ont quitté leur foyer pour chercher un emploi ailleurs, espérant envoyer de l’argent à leur famille. Les familles se séparent à mesure que les hommes partent en quête de travail, beaucoup finissant dans des conditions dangereuses et exploitantes, notamment dans l’exploitation minière illégale, qui nuit gravement à leur santé physique et psychologique.
L’accès à l’eau constitue un autre défi majeur. Les habitants attendent pendant des heures pour remplir un seul seau et doivent parfois marcher plus de 15 kilomètres durant la nuit pour obtenir de l’eau potable. Le peu de bétail restant est souvent volé ou se noie dans la boue alors que les sources d’eau s’assèchent. Les résidents accusent certains policiers locaux d’être impliqués dans les vols de bétail en délivrant des documents de certification pour des animaux volés. La recherche incessante d’eau a épuisé de nombreux habitants, les privant de repos et compromettant leur santé.
Le manque d’eau potable représente un grave risque pour la santé, car les habitants sont contraints de boire de l’eau insalubre. La combinaison de chaleur extrême, de longues marches sous le soleil et de repos insuffisant pèse lourdement sur leur santé. Les résidents âgés, en particulier, affrontent d’immenses difficultés en luttant chaque jour pour survivre.
Les écoles locales ont récemment reçu un soutien gouvernemental pour un programme alimentaire, mais la farine de maïs fournie serait de mauvaise qualité, avec une partie avariée. L’absence de nutrition équilibrée signifie que même le seul repas que les enfants reçoivent à l’école est insuffisant, les laissant affamés une grande partie de la journée.
En perspective, la crise de la faim risque de persister, car les résidents n’ont pas de semences pour la saison de plantation de 2024 et n’ont pas les moyens d’en acheter. Une frustration généralisée existe quant au manque d’équité dans la distribution de l’aide gouvernementale et à l’absence d’une plateforme pour exprimer les doléances. Bien que quelques individus aient tenté d’organiser un partage alimentaire, leurs efforts sont comparables à une goutte d’eau dans l’océan, incapables de freiner l’ampleur de la famine qui ravage la région. Désormais, certains tirent de l’eau de sources profondes dans les parcs naturels, malgré les dangers
Il est urgent de fournir une aide alimentaire pour redonner espoir à la population de la mission de Zhomba. Par ailleurs, un investissement dans les infrastructures hydrauliques, comme des forages, offrirait une bouée de sauvetage, permettant un avenir durable à cette communauté.
Le 17 novembre 2024, on célébrera la VIIIe Journée Mondiale des Pauvres, et le Pape François a choisi une devise particulièrement significative pour cette année dédiée à la prière, et à l'approche du début du Jubilé Ordinaire de 2025: « La prière du pauvre monte jusqu'à Dieu » (cf. Si 21,5).
Cette fois-ci, la prière a été préparée par les Sœurs Clarétaines (RMI) avec des références à leurs fondateurs. Rejoignons toute l'Eglise dans cette journée ecclésiale de prière.
Le mot clé pour comprendre la réalité bolivienne avant et après la militarisation du palais présidentiel le 26 juin est "incertitude".
Il est important de mentionner la situation en Bolivie au moment où l'événement a commencé : il existait déjà un climat d'incertitude marqué par une crise du dollar et un conflit interne au sein du parti au pouvoir.
En ce qui concerne la crise du dollar, nous vivons une situation de pénurie dans laquelle, d'un côté, le taux de change officiel est maintenu (avec des limites imposées aux transactions en devises via les banques), mais un marché parallèle clandestin d'achat et de vente de dollars s'est développé, où le prix est nettement plus élevé. Cela entraîne de la spéculation et une augmentation des prix qui affectent progressivement les finances de la population.
Quant au conflit interne du Movimiento al Socialismo (MAS), le parti au pouvoir, il s'agit d'une lutte pour le leadership entre l'ancien président Evo Morales et l'actuel président Luis Arce. Cela a notamment conduit à une rupture entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. En conséquence, divers crédits et autres propositions légales demandées par l'exécutif ne sont pas approuvés par le législatif, entraînant un blocage politique.
Dans ce contexte, la tentative de coup d'État a exacerbé l'incertitude ressentie par la population. D'un côté, pendant l'événement, les gens se sont précipités dans les supermarchés et les magasins de quartier pour s'approvisionner en produits de première nécessité, tandis que les files d'attente dans les banques et les bureaux de change pour obtenir des dollars se sont allongées. Cela a accru la spéculation et provoqué une hausse des prix qui a duré plusieurs semaines après les événements, et qui perdure encore aujourd'hui. D'un autre côté, les banques ont renforcé leurs politiques de limitation des paiements en dollars, en imposant des restrictions supplémentaires sur les paiements en ligne et en réduisant les plafonds mensuels des cartes de crédit et de débit pour les paiements en dollars dès ce jour-là, accentuant encore la "pénurie de dollars". Peu après, une crise des hydrocarbures s'est ajoutée à cause de problèmes dans les ports chiliens, ce qui n'a fait qu'aggraver le sentiment d'incertitude économique au quotidien pour la population.
Outre cette incertitude économique, il existe également une forte incertitude politique, exacerbée après l'événement. Durant la tentative de coup d'État, plusieurs membres de l'aile Arciste ont accusé Evo Morales d'être responsable de la situation. Par la suite, le général Zúñiga, à l'époque commandant des forces armées et principal acteur de l'événement, a tenu un discours dénonçant "une élite qui s'est emparée de l'État" et a exigé la libération de figures de l'opposition comme Jeanine Añez et Fernando Camacho (tous deux acteurs clés lors des conflits de 2019). Cependant, après son arrestation, le général Zúñiga a accusé Arce de chercher à orchestrer un autogolpe (coup d'État contre lui-même) en collaboration avec les forces armées.
Dans ce sens, il est difficile pour la population générale d'avoir une vue claire des événements qui se sont déroulés cet après-midi-là. Il y a beaucoup de gens dans la population qui croient que tout cela n'était qu'un théâtre (performance théâtrale) ; il y en a d'autres qui acceptent la version selon laquelle Evo Morales était derrière les événements, et il y en a d'autres qui croient que c'était une affront de l'armée elle-même. Dans ce sens, ce qui prévaut dans la société bolivienne aujourd'hui est l'incertitude quant aux institutions de l'État ; c'est-à-dire qu'après les événements, les gens ont presque complètement perdu confiance en l'État. Cela se manifeste également actuellement par le manque de confiance dans les résultats préliminaires récemment publiés du recensement de 2024. Cette méfiance envers les institutions se traduit par un manque de crédibilité de toute politique à mettre en œuvre, et plusieurs secteurs sociaux ont commencé à exiger la démission d'Arce et de nouvelles élections, tels que les syndicats et les travailleurs du transport, ainsi que certains groupes paysans sympathisants d'Evo Morales. D'autre part, le discours fasciste et militariste a également augmenté à partir de ce jour-là ; il y a des secteurs de la population bolivienne qui pensent que la solution à la situation actuelle est "le retour du gouvernement militaire", avec une nostalgie mal placée pour les dictatures militaires qui ont causé tant de douleur et de mort dans le pays.
D'un autre côté, les discours fascistes et militaristes se sont également intensifiés à partir de cette date ; certains secteurs de la population bolivienne estiment que la solution à la situation actuelle est "le retour des militaires", avec une nostalgie malvenue des dictatures militaires qui ont causé tant de souffrances et de morts dans le pays.
Ils essaient de sortir d'une situation économique complexe en favorisant les secteurs puissants de la société (entreprises et agro-industrie), mais les gens ordinaires ne trouvent rien qui leur donne sécurité et certitude dans leur propre situation, les prix continuent d'augmenter, la situation du dollar s'aggrave et des incendies incontrôlables terrorisent les habitants de l'est.
On tente de sortir d'une situation économique difficile en favorisant les secteurs les plus puissants de la société (les entrepreneurs et l'agro-industrie), mais la population ordinaire ne trouve rien qui lui apporte de la sécurité ou de la certitude dans sa propre situation : les prix continuent d'augmenter, la situation du dollar s'aggrave, et les incendies incontrôlables terrorisent les villages de l'est du pays
Il y a une semaine, Evo Morales a convoqué une marche qui a atteint La Paz, siège du gouvernement, menaçant de bloquer la zone et de forcer la démission du président actuel si ses demandes, dont la démission de plusieurs ministres, ne sont pas satisfaites. L'une des principales raisons de ces pressions exercées par Morales est sa détermination à être le candidat du MAS aux prochaines élections présidentielles, malgré le manque de soutien de la majorité au sein de son parti. Cette marche a conduit à des conflits, des émeutes et des affrontements entre les partisans d'Evo Morales et ceux du président Arce.In this context of uncertainty, the aforementioned distrust of the 2024 Census data could further aggravate regional conflict in the country, a conflict that has historically always used the least favoured sectors as cannon fodder.
Les Kenyans de la génération Z s'expriment ; une voix s'élève dans une manifestation pacifique. Les manifestations ont commencé le 18 juin 2024. Lors des manifestations pacifiques, les "Gen z" ont exprimé leur mécontentement à l'égard du gouvernement. Ils appelaient les députés à rejeter le projet de loi de finances 2024 ; cependant, les députés ont décidé d'amender le projet de loi de finances. Cela allait à l'encontre de la voix des Gen z qui demandaient de "REJETER LE PROJET DE LOI DE FINANCES 2024, et de non pas tout simplement de l'amender".
Le 18 juin était l'étape finale du projet de loi que les députés ont finalement approuvé. Cela a poussé les jeunes à descendre dans la rue ; ils ont pris d'assaut le parlement, l'ont vandalisé et en ont même brûlé une partie pour manifester leur colère à l'égard des députés qui avaient voté en faveur de l'adoption de la loi de finances. Heureusement, le 20 juin, le président n'a pas signé le projet de loi, bien que toutes les étapes aient été franchies. Cela n'a pas refroidi les Gen z, car après 21 jours, le projet de loi sera officiellement actif. Ils ont demandé à ce qu'il soit renvoyé aux députés pour l'annuler.
Le président a organisé un rassemblement en ligne avec la Génération Z sur X (space x) où ils ont abordé tous leurs besoins, notamment le coût élevé de la vie, le chômage des jeunes, la brutalité policière, la responsabilité politique, entre autres. Certaines de leurs revendications ont été satisfaites, comme le refus du président de signer le projet de loi de finances et le licenciement de tous les secrétaires de cabinet (ministres). Les manifestants continuent de réclamer des réformes globales. La situation reste volatile et la nécessité d'un dialogue constructif et d'actions tangibles se fait sentir. Les "Gen Z" protestent dans 25 comtés sur 47. Cela a paralysé les mouvements et vandalisé des entreprises. Un grand nombre de meurtres brutaux et de blessés ont été enregistrés. Les jeunes ont promis de manifester tous les mardis et jeudis jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.
Nous vous adressons nos salutations de paix depuis Kinshasa, en République démocratique du Congo. Nous voulons partager avec vous ce qui se passe dans l'est de notre pays. Vous avez probablement entendu parler de l'escalade du conflit armé dans les provinces de l'Ituri, du Sud- Kivu et du Nord-Kivu. Le mouvement M23, qui est impliqué dans des massacres et d'autres crimes de guerre dans la région, reçoit de plus en plus d'équipements militaires. D’ailleurs, comme l'a prouvé l'équipe d'experts de l'ONU travaillant dans la région dans leurs rapports, le M23 est soutenu par l'armée rwandaise. Les intérêts des puissances étrangères concernent non seulement les minerais stratégiques du sous-sol de ces provinces, mais aussi l'expansion territoriale et l'occupation.
Dans ce contexte, nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que l'Union européenne a signé un accord avec le gouvernement rwandais sur la chaîne de valeur des minerais stratégiques essentiels au développement de l'énergie dite propre et à la production d'appareils technologiques de pointe, dont nos smartphones. Ces minerais, comme le coltan, n'existent pas dans le sous-sol rwandais, mais dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, systématiquement occupées et déstabilisées par des pratiques telles que le viol collectif comme arme de guerre et d'autres moyens d'instiller la terreur et de générer le déplacement forcé des populations qui habitent ces terres.
Nous pensons qu'il est important que nous recherchions ensemble la vérité et la justice, qui sont les seules armes pour lutter en faveur d'une paix véritable et durable. Le peuple congolais vit déjà dans une situation de guerre, d'agression extrême, ce qui le rend porteur de la mission du Serviteur du Seigneur. Jésus est vivant dans le cœur de ce peuple : non pas pour le résigner à l'oppression, mais pour le libérer en tant que maître de la non-violence et Seigneur de l'Histoire. Nous vous invitons donc à vous joindre à nous dans la prière pour le peuple congolais et à demander à l'Esprit de nous inspirer pour trouver les moyens de rendre notre solidarité toujours plus efficace.
Une étreinte dans le Cœur de Marie.
Secrétariat de JPIC des Missionnaires Clarétains en RDC